La communauté de communes de la Champagne picarde organise une session de six semaines pour découvrir le langage des signes à destination des bébés.

AUDREY BAUCHET, de l’association Famille, enfance et réseaux sociaux (FERS) de Laon, organise ces ateliers intitulés « Signe-moi un mouton ». Audrey Pamart, coordinatrice au relais « Trottin Trottine », a eu la fabuleuse idée de lancer cette initiative. Dans les ateliers qu’elle concocte autour de comptines, de jeux et de chants, Audrey Bauchet lance une façon de communiquer, pas forcément connue de tous.

Un langage adapté aux enfants

Le concept est simple : réunis avec des parents, grands-parents ou assistantes maternelles, on s’amuse à parler de quelque chose, de quelqu’un ou de quelque part, mais avec des signes. On s’aperçoit rapidement que ce moyen de communiquer n’est pas simple, et pourtant ludique et passionnant. « Votre enfant de 9 mois pleure. Il n’a pas faim, vous le savez, ni sommeil et vous venez de changer sa couche. Alors pourquoi pleure-t-il ?

Besoin d’un « décodeur » ou simple frustration ? Faire au revoir de la main, applaudir, dire chut un doigt sur la bouche, souffler quand c’est chaud. Le « décodeur » n’est-il pas là ? Ce langage est déjà universel. A partir de 12 mois, les enfants peuvent disposer d’un vocabulaire gestuel, leur permettant d’exprimer leurs émotions, leurs envies ou même sensations. L’enfant arrive à agir sur son environnement de manière plus précise que par des cris. C’est un langage adapté à son développement moteur avant l’âge de 15 mois ».

Une gestuelle qui fait naître une passion…

Tous les lundis pendant six semaines, rendez-vous est donné pour cet échange. Au programme aujourd’hui, les animaux et les personnes. Un tour d’horizon où l’on voit comment se dessine, avec les mains et les doigts, une tortue, un cheval, une souris. Ou bien même un papa, une maman, un frère, une sœur… Une gestuelle qui fait naître une passion, tellement on aime cette « langue ». Les enfants adhèrent et en raffolent. Une ouverture d’esprit naît chez les bambins et on prend immédiatement conscience que ce langage est normal, qu’on devrait forcément le connaître.

Audrey Bauchet s’exprime avec des chansonnettes en langue des signes, comme une souris verte, que les six enfants écoutent en silence avec attention. Un vrai conte de fée, on s’émerveille. Seule dans tout le département, Audrey Bauchet fait des pieds et des mains pour satisfaire toutes les demandes des cantons. Et avant chaque départ, c’est le signe de revenir vite qui se dessine.

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